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Longues nuits et petits jours – Anne-Frédérique Rochat

En lice pour l’édition 2022 du Prix des lecteurs de la ville de Lausanne, c’est grâce à la générosité de la ville de Lausanne et des Editions Slatkine, que j’ai lu ce roman d’Anne-Frédérique Rochat. En effet, comme les 4 autres ouvrages en compétition, le roman est disponible gratuitement jusqu’au 15 mars sur le site de la ville de Lausanne pour que chacun puisse les découvrir et voter. Un grand merci à eux !

Quatrième de couverture

À la suite d’une rupture amoureuse, Edwige passe l’été dans le chalet de montagne de son amie Anne, décidée à savourer la solitude du lieu. Mais un homme, qui se présente sous le nom de Célien, y fait son apparition. Que lui veut-il ? A-t-il été envoyé par Anne ? Deux êtres contraints de s’apprivoiser, alors que la frontière entre réalité et fantasme se brouille peu à peu.


Mon avis

Je dois avouer que j’ai mis du temps à commencer à écrire cette chronique, j’ai eu besoin de laisser décanter mon ressenti, non pas que je n’ai pas aimé ma lecture – bien au contraire ! –  mais c’est un roman assez loin de ce que je lis habituellement.

Anne-Frédérique Rochat nous livre ici un récit rempli de mystères, aux frontières du réel. Cet été-là, Edwige, notre héroïne sensible qui se trouve dans une phase compliquée après une rupture difficile et le décès de sa mère, passe ses vacances dans le chalet de son amie Anne. Elle se retrouve à partager les lieux avec un homme inconnu, Célien. Ce dernier, personnage insondable, a l’air de bien la connaître, évoque des dons que la jeune femme possèderait mais dont elle ignore encore l’existence. Il lui pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses ou d’éléments sur sa propre identité.  

Une atmosphère très particulière se dégage de ce roman : un été en suspens dans les montagnes suisses, avec comme bruit de fond la forêt environnante, le chant des oiseaux mais aussi des cris d’animaux. Souvent, Edwige rêve de sa mère décédée récemment, mais aussi d’un gros bonhomme et d’un lapin (tour à tour blanc et bien vivant et ensuite mangé ou ensanglanté…). Ces présences sont-elles vraiment réelles ou uniquement le fruit de ses rêves ? Cette forêt de montagne à la belle mousse verdoyante réserverait-elle des surprises ?

L’ambiance mystérieuse de ce roman a su me transporter. La plume de l’auteure rend un bel hommage aux personnes disparues, ainsi qu’à la montagne et à la forêt. La fin laisse planer des doutes. Les questions que j’ai pu me poser tout au long du récit sont restées sans réponse (ou alors j’ai raté quelque chose…). Mais finalement, peu importe à mes yeux car cela restait dans la veine du roman : énigmatique et poétique jusqu’au bout.


En résumé

Un beau récit plein de mystères et de sensibilité que je vous recommande !

Informations :
Editions Slatkine, Genève, mars, 2021
190 pages

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2 Comments

    • T'as où les livres ?

      C’est sûr que ça fait du bien de sortir de sa zone de confort !
      Oui je vais lire les 5 romans, j’en ai déjà commencé un autre mais c’est encore plus la sortie de zone de confort ! Je tais encore le nom du roman car je ne sais pas si je vais arriver à le lire au final tant c’est spécial…
      Bonne semaine à toi aussi et merci pour ta visite 🙂

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