Les Corberaux – Anne-Frédérique Rochat

Quatrième de couverture
Un beau jour, M. Corberaux, homme riche et influent, rencontre Agathe, qui vit dans la rue. Pour la sortir de la pauvreté, il lui propose un hébergement et du travail. La jeune femme accepte avec soulagement, avant de le suivre sur l’île où il vit avec son épouse. Elle découvre alors le superbe manoir dans lequel ils habitent, et qui deviendra – pour un temps – sa maison. L’histoire commence comme un conte de fées, mais très vite, la corne de brume qui sonne au loin a des airs d’avertissement.
Mon avis
Pour Agathe, la vingtaine, sans domicile fixe, les miracles existent et son sauveur s’appelle Monsieur Corberaux. Homme d’affaire généreux, avenant, gérant d’une usine qui fait vivre la communauté locale, il recueille Agathe, lui offre un toit et du travail en tant que bonne pour soulager son épouse, qui s’avère être une femme lunatique et insaisissable. On la sent perturbée, mais surtout cassante, voire odieuse dans ses remarques.
Alors qu’Agathe prend ses marques au manoir et que les mois passent, un certain malaise grandit au fil des chapitres, le doute s’installe sur la personnalité du couple. La vie n’est pas si idyllique que ça. Il est difficile de deviner jusqu’où va nous amener Anne-Frédérique Rochat, mais connaissant déjà un peu ses univers, cela n’augure rien de bon pour l’héroïne.
Une île, le bord de mer, le bruit des vague, la lande verdoyante, une grande bâtisse isolée, un couple riche et d’un certain rang social… D’entrée de jeu, je n’ai pas pu m’empêcher de voir une référence aux livres de Daphné du Maurier. Les lieux sont indéfinis – tout comme la période – mais on pourrait aisément se croire dans la campagne anglaise.
Adepte des ambiances singulières, Anne-Frédérique Rochat sait à merveille dépeindre des destins sombres et retranscrire des histoires chargées de mystères. Le roman est très court, il se lit en apnée, tant le scénario est machiavélique.
L’écrivaine vaudoise nous livre une nouvelle fois une excellente intrigue, noire, glauque, et un thriller psychologique s’apparentant presque à un huis clos, et dont les dernières pages laissent les lecteurs sous le choc.
En résumé
Un roman coup de poing !


