Ce cri que personne n’entend – Jørn Lier Horst & Jan-Erik Fjell

Quatrième de couverture
Ancien militaire, Markus sillonne les routes isolées des fjords à bord de son van. Créateur d’un podcast, il tente de résoudre de vieilles affaires criminelles. Une en particulier l’obsède : celle de Leah, une petite fille disparue quinze ans plus tôt.
Mon avis
Markus Heger, 35 ans, est le créateur du podcast Krimcasten, dans lequel il évoque des anciennes enquêtes criminelles ayant secoué la Norvège. Il vit sans attaches et sillonne le pays dans son camping-car pour glaner des informations. L’on comprend rapidement que le jeune homme, ancien militaire, ayant échoué à se reconvertir dans la police, traîne quelques casseroles. Et encore plus depuis le décès récent de sa mère et la réapparition de son père, en prison depuis des années.
Suite aux appels d’une journaliste travaillant à Fagernes souhaitant parler avec lui de Leah, une petite fille de 7 ans disparue en 2008, et grâce à certains éléments troublants apportés par des auditeurs, Markus reprend ce cold case. Car si à l’époque un coupable a été incarcéré, des points restent flous et le doute est permis.
Écrit à quatre mains par Jørn Lier Horst, ancien flic et célèbre dans le paysage du littéraire norvégien, et Jan-Erik Fjell, auteur d’une saga pas encore traduite en français, ce polar suit une trame pour le moins originale : nous ne sommes pas en présence de policiers mais d’un podcasteur qui nous emmène dans les méandres de ses investigations et dans les coulisses des enregistrements de ses épisodes.
L’intrigue est assez complexe, les pistes partent dans diverses directions et les deux romanciers soufflent le chaud et le froid jusque dans les dernières pages. Il est franchement compliqué de trouver qui est le coupable !
Même si l’histoire est prenante et bien écrite, j’ai déploré quelques chapitres un peu longuets. Le rythme s’essouffle vers le milieu du récit, peut-être à cause de personnages trop nombreux et des descriptions pas forcément nécessaires. Fort heureusement, la cadence s’accélère en approchant de la fin et d’excellents retournements de situations sont au programme. Ce premier tome s’avère encourageant et je lirai la suite avec plaisir.
En résumé
Un polar norvégien original et bien ficelé !
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À propos du livre
Editions de la Martinière
Paris, avril 2026
285 pages
Traduit du norvégien par Alex Fouillet
Sortie le 3 avril 2026


