Polars, thrillers,  Suisse

Les protégés de Sainte Kinga – Marc Voltenauer

Je suis Marc Voltenauer depuis ses débuts, alors que son premier roman Le dragon du Muveran avait été publié aux éditions Plaisir de Lire à Lausanne en 2015. C’était alors le tout premier polar suisse que je lisais et j’ai tout de suite adoré le fait de lire une histoire qui se passait près de chez moi.

Quatrième de couverture

« Saler sa propre vie était une exhortation à être en paix avec soi-même et avec les autres. Saler sa vie signifiait s’élever contre toute forme d’injustice, de discrimination et d’intolérance. Saler sa vie, c’était mettre au coeur de son existence une exigence morale d’amour qui dépasse frontières et différences. Pourtant, ils étaient allés trop loin. ».

Le 16 mai 1826, Aaron Salzberg descend d’une diligence sur la place de Bex. Il a quitté sa Pologne natale pour travailler dans les mines de sel qui font la notoriété de la petite ville suisse. Son exil dans les Alpes vaudoises va tourner à la tragédie. Près de deux siècles plus tard, l’inspecteur Andreas Auer est appelé en urgence : un homme, déguisé en Charlot, retient des otages dans la mine. Parmi eux, les élèves d’une classe de l’enseignement secondaire. Le compte à rebours commence


Mon avis

Nous voici ici donc avec le quatrième opus des enquêtes d’Andreas Auer et le plaisir de lecture est là à chaque rendez-vous. Je trouve que la complexité des histoires et la qualité des romans vont crescendo à chaque tome. On est en tension à mesure que les heures passent et que les négociations avancent. Les sujets sous-jacents (montée de l’extrême droite, inégalités, antisémitisme, homophobie) sont terriblement actuels.

Une prise d’otages est un sujet très original et encore plus dans un lieu comme une mine ! On sent que l’auteur s’est très bien renseigné sur les lieux. Et heureusement pour nous lecteurs, que le livre est vendu avec un plan de la mine (qui peut aussi servir de marque-page) car ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Je n’ai pas encore visité les mines de Bex (j’ai pourtant un pot de leur sel dans ma cuisine) mais j’espère que ça sera bientôt le cas tant j’ai trouvé passionnantes les découvertes apprises sur cet univers.

Cet opus peut se lire indépendamment des autres, l’enquête ne fait pas allusion aux précédents livres mais personnellement je trouve toujours mieux pour comprendre les personnages d’avoir lu les précédents tomes.


En résumé

Un très bon polar que je vous conseille (comme tous les précédents de l’auteur) !

Informations :
Editions Slatkine, Genève, septembre 2020
544 pages

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