Romans,  Suisse

L’Amour et la Fureur – Martin Suter

Quatrième de couverture

Lasse de se morfondre dans une vie étriquée, Camilla quitte du jour au lendemain son boulot de comptable et son petit ami, Noah, artiste sans le sou qui vit à ses crochets. Elle se dit pourtant encore amoureuse, mais cela ne lui suffit plus. Désespéré, le jeune peintre est prêt à tout pour reconquérir sa muse. Alors lorsqu’il rencontre Betty, la veuve sexagénaire d’un homme d’affaires poussé dans la tombe par son associé, Noah accepte la mission de tueur à gages qu’elle lui propose pour obtenir vengeance, moyennant une juteuse rémunération. Mais l’amour et la fureur ont-ils jamais fait bon ménage ?


Mon avis

Rêvant d’une vie plus riche dans tous les sens du terme, Camilla met fin à sa relation avec Noah, un artiste qu’elle entretient grâce à son job ennuyeux de comptable.

À La Tulipe Bleue, un bar de son quartier, Noah fait la rencontre de Betty Hasler, la soixantaine, veuve. Éperdue depuis la mort de son mari trois ans plus tôt, la petite dame aimerait se venger de Zaugg, l’associé de son époux, qui l’a mis sous pression ce qui a fini par l’achever.

Après leur soirée avinée, Betty émet le souhait de trouver un tueur capable de se débarrasser de cet homme odieux pour 1 millions de francs suisses, une offre plus qu’alléchante pour Noah. Artiste raté  – ou en devenir ?­ – le jeune homme vibre pour ses peintures mais manque cruellement de reconnaissance dans ce milieu artistique féroce. Il lui faudrait des fonds, pour continuer à créer et surtout pour reconquérir sa belle.

Camilla, quant à elle, veut plus que tout changer d’existence, quitte à faire des choix hasardeux, mais sera-t-elle réellement plus heureuse une fois ses objectifs atteints ?

Jusqu’où peut-on aller par amour ? Jusqu’à tuer ? Voilà les questions sous-jacentes qui animent le nouveau roman de Martin Suter. Dans un jeu de dupes savamment dosé, l’intrigue se déroule, laissant les lecteurs sur des faux-semblants, des mensonges et des manipulations.

L’argent, le pouvoir, l’art : autant de thèmes chers à Martin Suter dans ses œuvres. Avec une écriture toujours aussi élégante, l’écrivain zurichois tisse des liens entre les protagonistes et aime comme à l’accoutumée disséquer la vie des gens aisés et lancer un pavé dans la mare de cette élite suisse.

En résumé

Un très bon roman, riche en révélations !

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À propos du livre

Éditions Phébus
Paris, janvier 2026
288 pages
Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni






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4 Comments

  • Harry

    Mon autrice préférée demeur toujours Elisa Shua Dusapin;, bien que son dernier livre n’était pas réussi. Je l’ai vu parler lors d »un dernier salon.

  • Harry

    Ce roman a l’air très intéressant; je vais acheter le livre.
    Je connais déjà cet écrivain pour avoir lu « Melody » qui raconte l’histoire d’un homme au soir de sa vie et qui demande à un étudiant de mettre de l’ordre dans ses archives. Parmi ce qu’il y trouve, il y a une histoire amoureuse non aboutie. Quelle est la part du vrai et de l’imaginaire …. ?

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