Norvège,  Polars, thrillers

Fermé pour l’hiver – Jørn Lier Horst

Quatrième de couverture

Un cambrioleur cagoulé est retrouvé assassiné dans un chalet du comté de Vestfold, au sud de la Norvège. William Wisting, inspecteur de la police criminelle de Larvik, une ville moyenne située à une centaine de kilomètres d’Oslo, est chargé de l’enquête. Très vite, la situation se complique. Le propriétaire du chalet, un célèbre présentateur de télévision, reste étrangement injoignable. Un homme mystérieux agresse Wisting en pleine nuit et lui vole sa voiture alors qu’il quitte la scène du crime. Pire, le cadavre du cambrioleur est dérobé à la morgue avant d’avoir pu être autopsié et l’incendie d’un appartement détruit des indices essentiels à l’investigation. Pour corser le tout, la propre fille de Wisting se voit mêlée à l’enquête quand elle découvre un second corps à la dérive dans une barque. Et pendant ce temps, des oiseaux morts tombent du ciel comme des mouches, dans ce comté bien tranquille…


Mon avis

Fermé pour l’hiver est le septième tome de la série William Wisting mais le premier traduit en français (ne me demandez pas la logique là-dedans…). Malgré cela, on n’est pas perdu car l’auteur prend soin de décrire les personnages et les situations mais j’ai tout de même trouvé qu’il nous manquait certains détails. On comprend entre les lignes que l’inspecteur a vécu des épreuves par le passé mais il apparaît néanmoins très humain et équilibré, j’entends sans soucis d’alcool ou autres névroses (ça repose de certains flics trop torturés !). J’ai aussi aimé le personnage de Line, la fille de l’inspecteur, journaliste mêlée indirectement à l’enquête.

Comme la majorité des polars nordiques, le rythme n’est pas fou mais malgré tout, ça fonctionne, les pages se tournent très vite grâce à une enquête bien ficelée et des chapitres assez courts. La structure du polar est assez standard mais l’intrigue est plus complexe qu’il n’y paraît au départ et la fin réserve des surprises. A noter que l’auteur est un ancien flic, cela rend le roman encore plus crédible et très bien documenté.

Fan de pays nordiques et ayant adoré Oslo, j’ai apprécié découvrir cette côte au sud de la capitale, coin privilégié où les gens aisés passent leurs vacances d’été, dans leurs chalets en bois. Ici c’est surtout la brume automnale qui domine mais je n’ai pas eu de peine à imaginer la beauté des paysages. J’ai également aimé la petite escapade de l’inspecteur en Lituanie. Certes le roman date de 2011, les choses ont bien changé en dix ans et je ne connais pas que vaguement Vilnius, la capitale lituanienne, mais j’y ai vu pas mal de similitudes avec la Lettonie où je vis et j’ai trouvé intéressant de voir les pays Baltes à travers les yeux d’un Européen de l’ouest car après 3 ans à Riga je me suis bien habituée à certaines choses, qui ne me choquent plus.


En résumé

J’ai beaucoup aimé ce polar nordique efficace et je lirai la suite avec plaisir

Informations :
Editions Folio Policier, mars 2018
448 pages

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