Ce qui ne sera pas · Après la neige – Abigail Seran

Quatrième de couverture
Si dans les contes l’histoire s’arrête après « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », c’est précisément là que début ce roman. Un jeune couple, une grossesse classique, quand surviennent des complications inattendues. Ce texte suit pas à pas ces heures où tout vacille. Il éclaire une réalité souvent passée sous silence : parfois la naissance n’est pas vie.
Mon avis
Pour son nouveau roman, Abigail Seran a choisi de se dévoiler dans un texte autobiographique au sujet du deuil périnatal qui l’a frappée en 1999.
À l’aube du nouveau millénaire, Abigail et son compagnon ont la vie devant eux, et ne se doutent pas de ce qui les attend. Fraîchement mariés, récemment entrés dans la vie active après leurs études, ils emménagent dans leur premier appartement. La joie est à son comble lorsqu’Abigail tombe enceinte.
Malheureusement, à quelques jours de Noël, alors toute occupée à penser aux fêtes, le tableau se noircit. L’état de santé de la jeune femme se détériore. Les médecins ne lui laissent pas le choix. Elle doit accoucher pour survivre. Sauf que son fils, lui, ne vivra pas.
De manière très intime, tout en gardant une forme de pudeur, Abigail Seran narre les grandes étapes de ce drame. Elle fait en premier lieu usage de la deuxième personne du pluriel – manière sans doute de prendre de la distance face aux faits mais aussi d’interpeller les lecteurs, de les inclure – pour ensuite passer à « Je » et de rentrer dans les parties les plus compliquées à raconter.
L’écrivaine évoque aussi les gens peu adéquats, et les autres, présents, empreints d’humanité, qui aident à guérir.
Malgré la dureté des évènements, il se dégage de ses mots beaucoup de douceur et surtout une émotion palpable. Les mois passent, l’existence reprend son cours et la lumière revient peu à peu, même si rien ne peut effacer une telle épreuve.
En résumé
Un récit poignant sur le deuil périnatal


